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Bienvenue sur le site du festival Furinalia !

Depuis 2009, une manifestation estivale est organisée par l’association FATRA (Fédération des Archéologues du Talou et des Régions Avoisinantes, https://fatratalou.wixsite.com/archeologie) sur le site archéologique du Bois-l’Abbé. Ce fut d’abord Briga Intemporelle, puis Neptunalia et aujourd’hui Furinalia !

Le dernier week-end de juillet, vous pourrez participer à des visites guidées, des concerts, une exposition archéologique et une d’art contemporain, des conférences, des jeux pour les enfants, en accès libre et en atelier d’initiation à la fouille, des spectacles de troupes de reconstitution historique, un marché de l’Histoire et illumination des vestiges !

Pour plus de détails sur les activités proposées, consultez les onglets dédiés en tête de page.

Nous vous attendons nombreux et enthousiastes !

Crédit photographique : David Scribot, Pik’togramme.

Pourquoi ce festival ?

Eu est une ville chargée d’Histoire, comme en témoignent entre autres le château et le musée Louis-Philippe, la collégiale Notre-Dame-et-Saint-Laurent et la chapelle du collège des Jésuites.

Mais l’héritage humain de la région est bien plus riche et le site archéologique du Bois-l’Abbé est une référence majeure en ce qui concerne le nord des Trois Gaules. Dans la Seine-Maritime, département particulièrement marqué par la seconde Guerre Mondiale, les seuls musées dédiés à l’Antiquité sont à Rouen et Lillebonne, bien loin des Villes sœurs que sont Eu, Mers-les-Bains et Le Tréport. Le Bois-l’Abbé est ainsi d’autant plus un témoin précieux de notre Antiquité.

C’est en tant que lieu de mémoire que cette ancienne ville doit continuer à vivre et à évoluer. Le festival Furinalia permet aux habitants de la région et aux passionnés de tous bords d’en apprendre plus sur leur patrimoine antique, grâce aux visites guidées, à l’exposition archéologique, aux troupes de reconstitution et aux marchands historiques.

Prendre la mesure de l’importance et du bouillonnement de cette ville le temps d’un week-end permet de remettre en cause une imagerie collective erronée du nord des Gaules, souvent vu comme très rural et scindé en deux parties, avec d’un côté les Romains et de l’autre les Gaulois. Furinalia vous permettra de découvrir une Histoire plus nuancée et surtout plus vivante, ponctuée de repas, de spectacles et de musique, loin des manuels de collège et des albums d’Astérix !

Furinalia est également le moment rêvé pour mettre en valeur le travail de tous les archéologues, bénévoles et étudiants qui travaillent sur ce site depuis des dizaines d’années et qui ont fait en sorte qu’il soit visitable et qu’il se développe chaque année un peu plus.

S’investir à Bois-l’Abbé et lors de Furinalia

Les fouilles archéologiques sur le site du Bois-l’Abbé sont menées principalement par les bénévoles et étudiants qui viennent en période estivale travailler sur le terrain, puis de septembre à mai étudier les résultats de la fouille et parfois participer à leur publication.

Ce système de bénévolat, ainsi que la logistique des fouilles sont gérés par les membres de la FATRA (Fédération des Archéologues du Talou et des Régions Avoisinantes), association loi 1901 basée à Blangy-sur-Bresle.

De la même manière, les frais de fonctionnement du festival Furinalia sont issus des fonds de la FATRA et d’un financement participatif (http://fr.ulule.com/furinalia2019) pour lequel nous avons besoin de votre soutien ! Tous les participants à l’organisation du festival, lors de la manifestation ou en amont, sont des bénévoles et donnent énormément de leur temps et de leur énergie à ce projet.

Si vous souhaitez participer au festival de manière plus active et entrer dans les coulisses, vous pouvez nous écrire à orga.furinalia@laposte.net. N’hésitez pas à nous proposer votre soutien, sous quelque forme que ce soit !

Si vous êtes passionné d’archéologie et voulez vous joindre à l’équipe de fouille pour une période de deux semaines minimum (plus d’informations : https://twitter.com/Furinalia/status/1103233857929834498), vous pouvez écrire à briga.inscriptions@gmail.com. Si vous désirez nous soutenir d’une autre manière, écrivez-nous à fatra.talou@free.fr !

Les fêtes antiques des Furinalia

Furinalia ou les Furiniales (terme francisé) est une fête ayant lieu le 25 juillet dans la Rome antique. C’est un jour férié pour honorer Furina, déesse des eaux souterraines et qui est particulièrement favorable au creusement des puits et autres systèmes de transport d’eau.

C’est une thématique tout à fait appropriée pour la ville de Briga, dont l’emplacement constitue un particularisme géologique. Elle est construite sur une hauteur et dispose pourtant d’un accès abondant en eau. En effet, le sol très argileux retient l’humidité, qui sourd très facilement après les jours de pluie. En prenant également en compte la proximité avec la Bresle, on considère que l’approvisionnement en eau était plus facile ici que sur les sites de plateau environnants.

Malheureusement on sait très peu de choses de cette déesse et des rites des Furinalia. Un bois sacré lui était très probablement dédié à Rome sur la colline du Janicule, le lucus furrinae, mais on n’a pu identifier avec certitude aucun édifice qui lui soit consacré, ni aucune représentation d’elle.

Concernant les fêtes romaines, la source majeure dont on dispose est les Fastes d’Ovide, écrits vers 15 de notre ère, mais ne décrivant que les fêtes des six premiers mois de l’année et donc pas celles de juillet… Le principal texte évoquant cette déesse est De lingua latina de Varron, datant du Ier siècle avant notre ère, c’est-à-dire de la fin de la République romaine ou du début de l’Empire. Il ne lui consacre que quelques lignes et parle des Furinalia comme d’une fête qui n’est plus célébrée que par quelques anciens et dont la déesse sera bientôt oubliée… En effet, elle est ensuite confondue avec une nymphe et son bois sacré est dédié à de nouvelles divinités. Mais dès le début du XXe siècle, Furina fait l’objet de plusieurs études, permettant de rétablir partiellement son souvenir.

Crédit photographique : William Domenichini. Vue de Rome depuis le Janicule, où se trouve notamment le lucus furrinae.

Briga ou Bois-l’Abbé ?

A l’époque moderne, le premier nom donné pour désigner spécifiquement le site archéologique est « Bois-l’Abbé« , du nom de l’abbé Cochet qui effectue des sondages en 1872.

Avant lui, quelques années avant la Révolution française, l’actuelle route de Beaumont est percée, amenant à la découverte d’un mur antique et d’une inscription latine. Louis Estancelin, régisseur du domaine pour le duc d’Orléans y mène deux importantes campagnes de fouilles en 1820 et 1821. Après l’abbé Cochet et Pierre-Henri Cahingt, qui mène de opérations pour lui, s’étend une longue période d’abandon. C’est seulement en 1965 que le témoin est passé à Michel Mangard et ce jusqu’en 1978. En 1987, 23 hectares sont classés au titre des Monuments Historiques. Les études sont ensuite reprises en 1994 par le Service Archéologique de la Ville d’Eu (SMAVE) avec le soutien du SRA (Service Régional d’Archéologie), puis en 2002 ce dernier reprend la main, avec le concours de l’association FATRA (Fédération des Archéologues du Talou et Régions Avoisinantes).

C’est pendant cette période, en 2006, qu’est faite une découverte scientifiquement très importante, mais aussi très symbolique. Celle de la plaque dédicatoire de la Basilique qui donne le nom utilisé pour désigner la ville à l’époque antique, Briga.

Ainsi, selon que vous parliez du site archéologique ou de la ville antique, vous pourrez utiliser Bois-l’Abbé ou Briga !